En bref
- Taxe employeur : 55 % du salaire brut mensuel du salarié, plafonnée sur une assiette de 2,5 SMIC — soit 1 027 € au SMIC et 2 567 € au maximum. Due une seule fois, par embauche, pour tout contrat de 12 mois et plus.
- Recouvrée par la DGFiP, et non plus par l'OFII, depuis le 1er janvier 2023.
- Contrat de 3 à 12 mois : forfait de 50 € à 300 € selon le salaire. Emploi saisonnier : 50 € par mois d'activité.
- Titre de séjour : 350 € à la première délivrance depuis le 1er mai 2026, 250 € au renouvellement.
- Visa de long séjour : 99 € de frais de dossier. Autorisation de travail DRIEETS : gratuite.
Tous les montants, avec leur base légale
| Poste | Montant 2026 | À la charge de | Base légale & source |
|---|---|---|---|
| Taxe employeur de main-d'œuvre étrangère — contrat de 12 mois et plusAssiette plafonnée à 2,5 SMIC brut mensuel, soit 4 667,55 € : au-delà, la taxe reste à 2 567 €. Due une seule fois, par embauche. | 55 % du salaire brut mensuel | Employeur | CESEDA art. L. 436-10 à L. 436-13BOFiP BOI-TPS-EMOE |
| Taxe employeur — emploi temporaire de plus de 3 mois et de moins de 12 moisForfait fixé par décret, variable selon le niveau de salaire. | 50 € à 300 € | Employeur | CESEDA art. L. 436-10BOFiP BOI-TPS-EMOE |
| Taxe employeur — emploi saisonnierPar mois complet ou incomplet. | 50 € par mois d'activité | Employeur | CESEDA art. L. 436-10BOFiP BOI-TPS-EMOE |
| Taxe de primo-délivrance du titre de séjour300 € de taxe et 50 € de droit de timbre, depuis le 1er mai 2026 (225 € auparavant). Réglée à la validation du visa après l'arrivée en France. | 350 € | Salarié | Loi n° 2026-103 du 19 février 2026, art. 128 — CESEDA art. L. 436-1timbres.impots.gouv.fr |
| Taxe de renouvellement du titre de séjour200 € de taxe et 50 € de droit de timbre. | 250 € | Salarié | Loi n° 2026-103 du 19 février 2026, art. 128timbres.impots.gouv.fr |
| Frais de dossier du visa de long séjourEn pratique avancés ou remboursés par l'employeur dans un recrutement international. | 99 € | Salarié | Tarif consulairefrance-visas.gouv.fr |
| Autorisation de travail (instruction DRIEETS)Le coût de l'autorisation de travail est indirect : constitution du dossier, contrat conforme, justificatifs. | 0 € | Employeur | Aucune taxe au dépôtservice-public.fr — carte de séjour salarié |
| SMIC brut mensuel (35 h)Sert d'assiette au plafond de la taxe employeur : 2,5 SMIC = 4 667,55 €. | 1 867,02 € | Employeur | Arrêté du 22 mai 2026, en vigueur au 1er juin 2026service-public.fr — Smic |
Montants dus aux administrations françaises uniquement. Hors salaires, honoraires d'accompagnement, billet d'avion, hébergement initial et formalités côté philippin.
Le taux de 55 % en pratique
C'est le poste que les employeurs sous-estiment le plus. La taxe n'est pas un forfait administratif : elle est proportionnelle au salaire, et elle est due en une seule fois pour chaque embauche. L'assiette est retenue dans la limite de 2,5 fois le SMIC brut mensuel, ce qui plafonne la taxe dès 4 667,55 € de salaire brut.
| Salaire brut mensuel | Taxe due | Calcul |
|---|---|---|
| 1 867,02 € (SMIC) | 1 027 € | 55 % du brut |
| 2 200 € | 1 210 € | 55 % du brut |
| 3 000 € | 1 650 € | 55 % du brut |
| 6 000 € | 2 567 € | plafonné à 2,5 SMIC × 55 % |
Fait générateur : le visa du contrat de travail par l'autorité administrative, ou l'obtention de l'autorisation de travail. La taxe devient exigible à la fin du mois au cours duquel intervient le premier jour d'activité en France du salarié.
Déclaration : annuelle, à terme échu, à l'appui des formulaires de TVA, auprès du service des impôts des entreprises dont relève le redevable. Le formulaire n° 2859-FC-SD est une fiche d'aide au calcul facultative — elle ne se dépose pas avec la déclaration.
Cas souvent manqué : la taxe est également due lorsqu'un étranger déjà présent en France obtient pour la première fois un titre l'autorisant à travailler. Le passage d'un statut étudiant à un statut salarié déclenche donc la taxe, sans qu'il y ait d'entrée sur le territoire.
Exonérations : particuliers employeurs, employeurs de citoyens de l'Union européenne, et — pour des travaux de recherche ou un enseignement universitaire — organismes de recherche publics, établissements d'enseignement supérieur délivrant un diplôme de grade master, fondations de coopération scientifique et fondations reconnues d'utilité publique du secteur de la recherche agréées.
Questions fréquentes
Quel est le montant de la taxe employeur pour l'embauche d'un travailleur étranger en 2026 ?
Pour une embauche d'une durée supérieure ou égale à douze mois, la taxe est égale à 55 % du salaire brut mensuel versé au travailleur, retenu dans la limite de 2,5 fois le SMIC brut mensuel. Au SMIC (1 867,02 € depuis le 1er juin 2026), elle représente 1 027 € ; le plafond est atteint à 2 567 € pour un salaire de 4 667,55 € brut mensuel et au-delà. Pour un emploi temporaire de plus de trois et moins de douze mois, le montant est forfaitaire, de 50 € à 300 € selon le salaire. Pour un emploi saisonnier, 50 € par mois d'activité.
Qui recouvre cette taxe : l'OFII ou la DGFiP ?
La DGFiP. La gestion et le recouvrement de la taxe ont été transférés de l'OFII à la DGFiP au 1er janvier 2023 par l'article 80 de la loi n° 2022-1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023. Elle est recouvrée selon les mêmes procédures que les taxes sur le chiffre d'affaires, à l'appui des formulaires de TVA. Les mentions d'une « taxe OFII » relèvent de l'ancien régime.
Quand la taxe est-elle exigible et comment se déclare-t-elle ?
Le fait générateur est le visa du contrat de travail par l'autorité administrative ou l'obtention de l'autorisation de travail. La taxe est exigible à la fin du mois au cours duquel intervient le premier jour d'activité professionnelle en France du travailleur. Elle se déclare annuellement, à terme échu, à l'appui des formulaires de TVA, auprès du service des impôts des entreprises dont relève le redevable. Une fiche d'aide au calcul facultative, le formulaire n° 2859-FC-SD, permet de calculer le montant dû ; elle ne se dépose pas avec la déclaration.
Quels employeurs sont exonérés ?
Les particuliers employeurs, les employeurs de citoyens de l'Union européenne, ainsi que les organismes de recherche publics, les établissements d'enseignement supérieur délivrant un diplôme de grade master, les fondations de coopération scientifique et les fondations reconnues d'utilité publique du secteur de la recherche agréées, lorsqu'ils embauchent pour plus de trois mois un ressortissant étranger afin de mener des travaux de recherche ou de dispenser un enseignement universitaire.
La taxe est-elle due si le salarié est déjà présent en France, par exemple sous statut étudiant ?
Oui. La taxe est due lorsque l'étranger déjà présent sur le territoire se voit accorder pour la première fois un titre de séjour l'autorisant à exercer une activité professionnelle. Le passage d'un statut étudiant à un statut salarié constitue donc bien un fait générateur, même sans entrée sur le territoire.
Ces montants incluent-ils les honoraires d'une agence ?
Non. Cette page ne recense que les montants officiels dus aux administrations françaises. Les honoraires d'accompagnement, le billet d'avion, l'hébergement initial et les formalités côté philippin (MWO/OEC) s'ajoutent et sont détaillés dans notre article sur le coût complet d'un recrutement philippin.
Sources primaires
- BOI-TPS-EMOE — Taxe acquittée par les employeurs de main-d'œuvre étrangère
- CESEDA, articles L. 436-10 à L. 436-13 (Légifrance)
- impots.gouv.fr — Taxe due par les employeurs de main-d'œuvre étrangère
- France-Visas — frais de dossier
Pour le coût complet d'un recrutement — billet d'avion, hébergement initial, formalités MWO/OEC, salaires et charges — voir notre article détaillé sur le coût d'un recrutement philippin. Pour le déroulé de la procédure, voir notre processus en 5 étapes.